Poïétique de la postmémoire : Réappropriation et transmission dans et depuis les espaces domestiques des diasporas d’Asie du Sud-Est continental et du Maghreb.
Comment les gestes, objets et symboles présents dans l’espace culturel des descendant·es des diasporas sont ils investis par les artistes et exprimer la post-mémoire diasporique ?
Dans la société actuelle les questions d’identité, d’héritage et de mémoire collective occupent une importante place. Les descendant·es de diasporas cherchent à comprendre et à se réaproprier leur histoire. La post-mémoire définit par Marianne Hirsch comme « la relation que la “génération d’après” entretient avec le trauma culturel, collectif et personnel vécu par ceux qui l’ont précédée, [se manifeste chez ces personnes à travers des] projections, de[s] créations et d[es] investissements imaginatifs. »
Étudier cette dynamique, tant dans l’art que dans la vie quotidienne, permet de mieux saisir les mécanismes de transmission et de construction identitaire. Par ailleurs, ces pratiques artistiques constituent des espaces de diffusion et de création d’outils, jouant un rôle essentiel dans la réappropriation des héritages culturels et la transmission de nouvelles perspectives.
Cette thèse s’inscrit dans une démarche de recherche-création et de recherche-action. Par une analyse de mon propre processus artistique et celui d’autres artistes. Elle explore la manière dont les objets, gestes et symboles domestiques, parfois hérités inconsciemment, sont réinvestis pour exprimer la post-mémoire. Il s’agira de questionner ce geste et ce qu’il produit au regard de pratiques non inscrites dans le champs de l’art.
En croisant une approche philosophique – notamment autour de la poïétique – et une méthodologie qualitative fondée sur des entretiens, elle analysera ces processus chez les artistes et les personnes non artistes s’interrogeant sur le processus de création et son expression.
Une dimension internationale permettra de cartographier ces pratiques à travers différentes cultures et contextes diasporiques. L’objectif est de développer des outils et des cadres d’analyse pour comprendre ce phénomène et qui soit susceptibles d’accompagner les diasporas dans la réappropriation de leur histoire et la construction de nouvelles formes de transmission culturelle.
















